Découvrez plus de 70.000 biens
dont plusieurs milliers proposés
ici et nulle part ailleurs

En poursuivant la navigation sur ce site, vous acceptez le dépôt de cookies et autres tags pour vous proposer des publicités personnalisées, des fonctions de partage vers les réseaux sociaux et analyser l’audience du site internet. Certaines informations peuvent être partagées avec des partenaires de Century 21. Pour plus d’informations et paramétrer le dépôt des cookies, cliquez ici. J’accepte. X

Bienvenue chez CENTURY 21 Maitrejean Immobilier, Agence immobilière CHARTRES 28000

L'actualité de CENTURY 21 Maitrejean Immobilier

QUAND LE GÉNÉRAL DE GAULLE EST VENU À CHARTRES….

Publiée le 14/10/2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 23 août 1944, sur la route de Paris, le général de Gaulle, fait étape à Chartres. Une foule compacte se masse en ville.

Véritable incarnation de la Résistance, la figure du général de Gaulle est attendue partout où il passe. C’est ce qu’il rapporte lui-même dans ses Mémoires de Guerre : « Passant entre deux haies de drapeaux claquant au vent et de gens criant : “vive de Gaulle !”, je me sentais entraîné par une espèce de fleuve de joie. À La Ferté-Bernard, à Nogent-le-Rotrou, à Chartres, ainsi que dans tous les bourgs traversés, il me fallait m’arrêter devant le déferlement populaire et parler au nom de la France retrouvée ».

Même si, comme le décrit le général, l’accueil des populations est enthousiaste et spontané, il n’en demeure pas moins que les arrêts du général sont programmés et les populations parfois dispersées.

« Combien m’émeut l’accueil magnifique de Chartres »

Ainsi, les autorités chartraines ont été prévenues dès la veille au soir du 23 août pour organiser la venue du chef de la France combattante avec la fébrilité que l’on imagine.

Dès avant-midi, une foule compacte se masse sur la place des Épars, sur le boulevard Sainte-Foy, qui a repris son ancienne dénomination alors qu’il avait été baptisé pendant l’occupation “boulevard Pétain”, et sur la place face à la préfecture.

Cette attente est corroborée par ces extraits du journal de Suzanne Doublet, conservés aux Archives municipales de Chartres, qui retracent fidèlement le parcours du général :

« Mercredi 23 août 1944. Il est d’abord annoncé pour 11h30. Nous obtenons la permission de quitter le travail à 11 heures. Il y a déjà foule dans les rues, et surtout sur les allées Sainte-Foy. Puis, on annonce que son arrivée est ajournée à 12?h?30. […] Quand je reviens, vers 14 heures en ville, je suis étonnée de retrouver toute la multitude de gens en attente. Je voudrais tout de même bien le voir, de près, cet homme. » « Je me rends à la cathédrale où il doit venir, et là, je le vois monter l’allée centrale… à un mètre de moi. Il est grand et svelte, la démarche est fière. Il m’a regardée, droit. Son expression est énergique, mais inquiétante. Ses paupières retombant légèrement en accent circonflexe ont l’air de vouloir marquer ses intentions. Après l’autel central, il se rend au pilier. Un Magnificat est entonné, et soutenu spontanément par l’assistance ».

« Les fils et les filles dévoués de la même patrie »

Le général, qui n’avait pas rencontré Mgr Harscouët, avait vainement tenté d’obtenir un Te Deum. « Puis, je le vois redescendre, entouré seulement par quelques officiers. Tout le monde se porte ensuite vers l’hôtel de La Poste, où il doit parler. »

C’est donc vers 14h30, à l’hôtel de La Poste, que le général prononce son allocution. Une estrade est aménagée sur le perron et une véritable « mise en scène » est, semble-t-il, imaginée.

Des blindés, dont un Renault avec croix de Lorraine, sont disposés, des FFI en armes et une fanfare viennent compléter ce dispositif. Après une attente, le général arrive et prononce une allocution qui s’achève par La Marseillaise :

« Combien m’émeut l’accueil magnifique de Chartres, de Chartres libéré. Chartres sur le chemin de Paris, c’est-à-dire sur le chemin de la Victoire. Tous ceux, toutes celles qui sont ici rassemblés aujourd’hui avec nous, il suffit que je les voie, que je les entende, pour que nous sentions tous que les mêmes sentiments nous animent, que nous sommes tous les fils et les filles dévoués de la même patrie, de la même patrie si chère que nous voulons qu’elle soit libre, qu’elle soit forte et qu’elle soit grande […] ».

 

Notre actualité